FLORENCE DAVOULT

peintre

davoult.florence@neuf.fr

 

Née à Rouen en 1971, j'ai exposé dans la région jusqu'à mon départ pour Paris où j'ai étudié à l'école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art (ENSAAMA) avant de m'installer en free lance comme illustratrice.

Un long séjour en Afrique à l'age de vingt ans, a orienté mon travail sur le rapport de l'homme avec la nature. J'ai été marquée par les grandes étendues et l'opulence de la végétation qui m'ont fait me sentir toute petite et humble. J'aime porter un regard sur le ciel à travers le feuillage, les pieds sur terre et les yeux dans l'infini. Je crée des immenses forêts imaginaires où transparaît la symbolique de l'arbre, lien entre le terrestre et le monde spirituel.

Comme tout être humain, comme tout arbre, j'aspire à m'enraciner dans la terre de l'expérience pour grandir et élargir mon horizon, développer mes ramures. Comme les arbres et grâce à eux nous respirons. Notre sang circule dans nos veines comme la sève, nous avons besoin d'eau, de soleil. Notre horloge biologique interne est calée comme la nature sur le rythme cosmique de la rotation de la terre sur elle-même.

L'homme citadin oublie souvent qu'il fait partie de l'écosystème comme tout autre être vivant. Il tente de dominer une nature alors qu'il en fait partie intégrante. Il est en contradiction avec son essence, en détruisant la terre mère, il s'autodétruit.

A travers mes peintures j'ai envie de redonner à l'homme l'envie de recréer un lien avec la nature, de se sentir en harmonie avec elle. Je me suis crée tout un univers imaginaire très figuratif avec un vocabulaire personnel de représentation de la nature où chacun à la possibilité de se reconnaître. Dans ce monde onirique plein de vie, la nature reprend sa place et impose sa puissance sans nous écraser. Par des perspectives en contre plongée je donne un élan un dynamisme, un espoir. L'abondance des motifs traduit un environnement en perpétuelle mutation, croissance, mutation. Le graphisme dans les écorces rend cette végétation vivante et l'on croit voir circuler la sève. Parfois, le visage d'un être en symbiose totale avec le milieu apparaît dans un tronc.

De cet ensemble on croit percevoir une respiration, un souffle peut- être pour se rappeler que les forêts sont le poumon de notre planète.